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La presse locale au Québec : mythes et vérités (1/2)
07 février 2011

MYTHE [ mit ] n. m. – 1803 n. f. ◊ bas latin mythus, grec muthos « récit, fable » ▪ 2 FIG. Pure construction de l’esprit.

 

Selon la définition du Petit Robert, bien qu’un mythe n’ait rien à voir avec la réalité, ses effets se ressentent dans le monde réel. Sans pouvoir identifier leur origine, il persiste plusieurs mythes à propos de la presse hebdomadaire locale et ce, malgré tous les efforts déployés par l’industrie au cours des cinq dernières années pour en venir à bout. Prenons-les un à un pour mieux les démystifier !

MYTHE 1 : Personne ne lit les journaux locaux
Le lectorat des journaux locaux est mesuré par l’une des plus importantes études média au Canada: StatHebdo. Cette vaste enquête comporte un échantillon de 30 000 répondants au Québec et sa marge d’erreur est à peu près nulle. On ne peut donc pas se tromper.

Toutes les semaines, 64% des Québécois consultent un journal local, soit 3,6 millions de personnes. La portée mensuelle du média atteint même près de 80 % après quatre semaines. La presse locale constitue un véritable média de masse par l’union de ses 150 titres.
 


MYTHE 2 : Le public ne s’intéresse pas au contenu des journaux locaux
Il appert cependant que la population, en mal d’information qui la concerne vraiment dans l’actuelle ère d’instantanéité, a un goût renouvelé pour tout ce qui est «local».

Une enquête Léger Marketing révèle que 83% des Québécois s’intéressent à l’information rapportée dans leur journal local, tandis que 84% jugent cette information juste et objective tout en la situant proche de leurs préoccupations.
 


MYTHE 3 : Le lecteur type est une femme âgée et sans éducation
Vous souvenez-vous du personnage de Laura Cadieux, dans la populaire série du même nom diffusée à TVA? Eh bien, certaines gens ont en tête le profil de ce personnage lorsqu’elles imaginent un lecteur de journal local! Ayant moi-même œuvré en agence durant dix ans, j’ai pu constater qu’on associait à tort le profil du lectorat des hebdos à une femme sans éducation et sans le sou.

La réalité est toutefois fort différente. Le lecteur type d’un journal local est autant un homme qu’une femme, âgé en moyenne de 45 ans. En plus, 58% des lecteurs se concentrent chez les 25-54 ans, cible de prédilection des annonceurs. En ce qui a trait à la scolarité ou au revenu familial, le profil épouse la courbe de la population en général.

 


Dans la prochaine chronique, j’aurai l’occasion de m’attaquer à deux derniers mythes:
1. Les quotidiens permettent de rejoindre le même public lecteur que les hebdos;
2. Les hebdos locaux ne sont pas lus à Montréal.